"Quand y'a d'la gêne, y'a pas de plaisir" c'est bien connu comme dicton. Et c'est surtout très facile à vérifier contrairement à "pierre qui roule n'amasse pas mousse" où là il faut une pierre (ronde de surcroît ), de la mousse, une pente et pas mal de temps à perdre.
Preuve que sans gêne le plaisir est là (ho oui) avec un rosé qui fait l'unanimité et qui est mon vin de l'été : Le P'tit Sans Gêne 2011 du domaine JOUSSET.
Je vous ai brièvement parlé de ce domaine dans mon post précédent et du théorème sur la "picollabilité du vin" (à ne pas confondre avec la pochtronabilité qui n'a rien à voir et qui ne présente aucun intérêt). Et bien, ce vin illustre ce qu'est un très bon potentiel de picollabilité.
Au milieu des excellents vins blancs produits par le domaine, le P'tit Sans Gêne est une petite pépite qui vaut le détour : Un rosé issus des terroirs de Montlouis sur Loire composé de cabernet, gamay et grolleau.
Un vin sur le fruit qui dégage une élégance rare : Plutôt bien élevé le p'tit sans gêne.
Si vous pensez que les rosés sont des vins sans grand intérêt (trop simples, trop sucrés, trop fait à la va comme j'te pousse) alors goûtez-le et je vous garantis que vous changerez d'avis.
Le P'tit Sans Gêne n'est pas que le compagnon du barbecue : On le sirote à l'apéritif, pendant le repas, on s'en ressert une rasade pour le dessert, on s'gêne pas quoi.
Prix : 7, 50 € au domaine
samedi 9 juin 2012
dimanche 3 juin 2012
Vitiloire 2012
125 vignerons, 10 grands chefs, du soleil et de la bonne humeur.
Tous les ingrédients étaient réunis pour fêter dignement les 10 ans de Vitiloire ce week-end.
Un rendez-vous incontournable pour déguster et découvrir les différentes appellations du Val de Loire et surtout pour échanger avec les vignerons. Petit topo sur l'édition 2012.
Les différents stands étaient disséminés sur l'ensemble du boulevard Heurteloup en plein centre de Tours. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il y avait un paquet de monde à déambuler guillerettement le verre à la main. Ce dernier, obtenu à l'entrée pour la modique somme de 5 euros, est l'outil indispensable pour ce genre d'événement et fait un bien joli souvenir (utile en plus).
Vitiloire met à l'aise tout de suite : Le staff accueillant et sympa, le lieu (plein centre) qui permet d'aller et venir comme bon vous semble (aucune pancarte "toute sortie est définitive" à l'horizon) et les exposants pas avares d'échange, souriants malgré les questions en rafales (et en plusieurs langues) et la chaleur écrasante. La température est même devenue source d'un épineux problème : "To put le vin rouge au frais or not to put", telle était la question récurrente sur pas mal de stand.
Des belles découvertes, des domaines qui confirment leur savoir-faire avec en bonus la cool-attitude qui va bien, des vins qui ne m'ont pas transcendé et d'autres que je n'ai pas eu le temps de goûter. Palme de la cool-attitude au domaine JOUSSET pour une présentation des vins et du domaine sans prise de tête, sans artifices pour mieux mettre en avant la sincérité et le partage. Leurs vins sont comme eux : vrais et conviviaux (cool on vous dit). J'ai particulièrement apprécié la philosophie de Bertrand qui m'a précisé que la première qualité d'un vin c'est de proposer un bon potentiel de picolabillité (car après tout c'est bien ce qu'on lui demande au vin : de pouvoir être bu entre amis. Les discours sur sa limpidité, sa texture et tout et tout, ça reste accessoire). Je repars ravi du stand 330 avec mon carton de "P'tit Sans Gêne" sous le bras : En même temps, sous un soleil de plomb faire le plein de rosé c'est plus de la gourmandise c'est de l'instinct de conservation.
En parlant de rosé, la visite du stand 303 a confirmé mon goût pour les Bourgueil du domaine NAU Frères. Pourquoi le rosé m'évoque ce domaine ? réponse ici. J'aurai l'occasion de reparler de leurs Bourgueil dans un prochain post. Les petits drapeaux sur la pancarte c'est pour dire que chez les frères NAU ça cause english, espanol (sans le n tilde puisque mon clavier ne me le permet pas), português et même svenska : Quand je vous dis que les questions sont posées dans toutes les langues...

En excellent rapport qualité-prix, je ne peux que vous conseiller le Vouvray pétillant brut du domaine de la Grand Taille : à moins de 6 euros, j'ai pas trouvé mieux.
Déguster c'est bien, manger c'est bien aussi. 10 chefs réalisaient des recettes devant nous. Ces plats, accompagnés d'un vin du salon présentant le meilleur accord possible, étaient ensuite distribués aux spectateurs. J'ai assisté à la préparation par le sympathique Romain GRASSO d'un filet de truite de mer croustillante sauce vierge et asperges vertes meunières. Tout un programme dont le seul intitulé fait saliver. Malheureusement pour moi, le nombre de portions étant limité, je n'ai pas pu goûter à ce plat : Une dame d'un âge plus qu'avancé (n'ayant même pas assisté à la préparation de la recette) s'est jetée sur la part qui m'était destinée avec une vivacité qui tenait du paranormal...
Après Vitiloire, un apéritif à la guinguette en bord de Loire nous a permis de clôturer en beauté cette journée de dur labeur : Le rosé pétillant naturel et non dosé du domaine de la FUYE était plus que bienvenu.
Tellement de bons vins dégustés et de belles personnalités rencontrées qu'il est difficile d'en faire un résumé. Il y a des endroits où l'on se sent bien : Vitiloire en fait partie.
Tous les ingrédients étaient réunis pour fêter dignement les 10 ans de Vitiloire ce week-end.
Un rendez-vous incontournable pour déguster et découvrir les différentes appellations du Val de Loire et surtout pour échanger avec les vignerons. Petit topo sur l'édition 2012.
Les différents stands étaient disséminés sur l'ensemble du boulevard Heurteloup en plein centre de Tours. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il y avait un paquet de monde à déambuler guillerettement le verre à la main. Ce dernier, obtenu à l'entrée pour la modique somme de 5 euros, est l'outil indispensable pour ce genre d'événement et fait un bien joli souvenir (utile en plus).
Vitiloire met à l'aise tout de suite : Le staff accueillant et sympa, le lieu (plein centre) qui permet d'aller et venir comme bon vous semble (aucune pancarte "toute sortie est définitive" à l'horizon) et les exposants pas avares d'échange, souriants malgré les questions en rafales (et en plusieurs langues) et la chaleur écrasante. La température est même devenue source d'un épineux problème : "To put le vin rouge au frais or not to put", telle était la question récurrente sur pas mal de stand.
Des belles découvertes, des domaines qui confirment leur savoir-faire avec en bonus la cool-attitude qui va bien, des vins qui ne m'ont pas transcendé et d'autres que je n'ai pas eu le temps de goûter. Palme de la cool-attitude au domaine JOUSSET pour une présentation des vins et du domaine sans prise de tête, sans artifices pour mieux mettre en avant la sincérité et le partage. Leurs vins sont comme eux : vrais et conviviaux (cool on vous dit). J'ai particulièrement apprécié la philosophie de Bertrand qui m'a précisé que la première qualité d'un vin c'est de proposer un bon potentiel de picolabillité (car après tout c'est bien ce qu'on lui demande au vin : de pouvoir être bu entre amis. Les discours sur sa limpidité, sa texture et tout et tout, ça reste accessoire). Je repars ravi du stand 330 avec mon carton de "P'tit Sans Gêne" sous le bras : En même temps, sous un soleil de plomb faire le plein de rosé c'est plus de la gourmandise c'est de l'instinct de conservation.
En parlant de rosé, la visite du stand 303 a confirmé mon goût pour les Bourgueil du domaine NAU Frères. Pourquoi le rosé m'évoque ce domaine ? réponse ici. J'aurai l'occasion de reparler de leurs Bourgueil dans un prochain post. Les petits drapeaux sur la pancarte c'est pour dire que chez les frères NAU ça cause english, espanol (sans le n tilde puisque mon clavier ne me le permet pas), português et même svenska : Quand je vous dis que les questions sont posées dans toutes les langues...

En excellent rapport qualité-prix, je ne peux que vous conseiller le Vouvray pétillant brut du domaine de la Grand Taille : à moins de 6 euros, j'ai pas trouvé mieux.
Déguster c'est bien, manger c'est bien aussi. 10 chefs réalisaient des recettes devant nous. Ces plats, accompagnés d'un vin du salon présentant le meilleur accord possible, étaient ensuite distribués aux spectateurs. J'ai assisté à la préparation par le sympathique Romain GRASSO d'un filet de truite de mer croustillante sauce vierge et asperges vertes meunières. Tout un programme dont le seul intitulé fait saliver. Malheureusement pour moi, le nombre de portions étant limité, je n'ai pas pu goûter à ce plat : Une dame d'un âge plus qu'avancé (n'ayant même pas assisté à la préparation de la recette) s'est jetée sur la part qui m'était destinée avec une vivacité qui tenait du paranormal...
Après Vitiloire, un apéritif à la guinguette en bord de Loire nous a permis de clôturer en beauté cette journée de dur labeur : Le rosé pétillant naturel et non dosé du domaine de la FUYE était plus que bienvenu.
Tellement de bons vins dégustés et de belles personnalités rencontrées qu'il est difficile d'en faire un résumé. Il y a des endroits où l'on se sent bien : Vitiloire en fait partie.
samedi 19 mai 2012
JOY en Gascogne : Ode à la joie
Nostalgiques des amours sulfureux de la belle blonde répondant au doux nom de Joy, vous allez être déçus. Point de Zara Whites dans ce post, mais un vin blanc à la belle robe blonde du domaine de JOY : Ode à la joie (IGP Côtes de Gascogne).
IGP c'est quoi ?
Ces trois lettres, qui signifient Indication géographique protégée, remplacent depuis 2009 la mention vin de pays (c'était plus poétique avant je vous le concède, mais que voulez-vous, tout fout le camp...).
Côtes de Gascogne c'est où ?
En Gascogne pardi ! Dans le sud-ouest, dans le Gers plus précisément.
Mais retournons auprès de notre blonde...
Vendu comme vin sec, cette ode à la joie vin a tout d'un demi-sec.
Un 1er nez fermé qui ne laisse pas présager grand chose (de bon ou de mauvais c'est au choix).
Mijaurée la Joy ?
Laissez-le se dévoiler et là c'est une vraie séance de séduction qui s'offre à vous : Un nez de fruits exotiques, de miel et un soupçon de vanille (vin passé par la case barrique, ça doit jouer).
Un nez qui confirme l'impression (légère) de gras et de demi-sequetté du vin (oui j'invente des mots et alors ? ).
En bouche c'est fruité, c'est sucré sans tomber dans la lourdeur et ça a un côté aérien qui lui donne un goût de revenez-y.
Lors de cette séance de dégustation* improvisée, le qualificatif "délicat" est revenu le plus souvent.
Et c'est effectivement cette délicatesse qui séduit.
Et puis, qui peut passer à côté d'une ode à la joie en cette période de sinistrose ambiante ?
Prix : 6, 40 €
*Cette dégustation a eu lieu dans une cave troglodyte de Montlouis sur Loire (un de ces endroits où le temps suspend son vol pour quelques heures).
Notre hôte empreint d'une rare clairvoyance nous a livré les secrets d'une dégustation réussie :
"L'heure (11h en l'occurrence), le lieu, la nappe blanche, les verres et surtout pas trop de cons autour de la table". Dont acte. Merci pour la leçon M'sieur Pierre.
IGP c'est quoi ?
Ces trois lettres, qui signifient Indication géographique protégée, remplacent depuis 2009 la mention vin de pays (c'était plus poétique avant je vous le concède, mais que voulez-vous, tout fout le camp...).
Côtes de Gascogne c'est où ?
En Gascogne pardi ! Dans le sud-ouest, dans le Gers plus précisément.
Mais retournons auprès de notre blonde...
Vendu comme vin sec, cette ode à la joie vin a tout d'un demi-sec.
Un 1er nez fermé qui ne laisse pas présager grand chose (de bon ou de mauvais c'est au choix).
Mijaurée la Joy ?
Laissez-le se dévoiler et là c'est une vraie séance de séduction qui s'offre à vous : Un nez de fruits exotiques, de miel et un soupçon de vanille (vin passé par la case barrique, ça doit jouer).
Un nez qui confirme l'impression (légère) de gras et de demi-sequetté du vin (oui j'invente des mots et alors ? ).
En bouche c'est fruité, c'est sucré sans tomber dans la lourdeur et ça a un côté aérien qui lui donne un goût de revenez-y.
Lors de cette séance de dégustation* improvisée, le qualificatif "délicat" est revenu le plus souvent.
Et c'est effectivement cette délicatesse qui séduit.
Et puis, qui peut passer à côté d'une ode à la joie en cette période de sinistrose ambiante ?
Prix : 6, 40 €
*Cette dégustation a eu lieu dans une cave troglodyte de Montlouis sur Loire (un de ces endroits où le temps suspend son vol pour quelques heures).
Notre hôte empreint d'une rare clairvoyance nous a livré les secrets d'une dégustation réussie :
"L'heure (11h en l'occurrence), le lieu, la nappe blanche, les verres et surtout pas trop de cons autour de la table". Dont acte. Merci pour la leçon M'sieur Pierre.
dimanche 13 mai 2012
Hecht & Bannier Languedoc 2008 : Watchou !
Premier réflexe de l'acheteur qui n'a pas la chance de (re)connaître les références qui s'offrent à lui dans les linéaires du rayon vins :
Choisir uniquement un vin de récoltant (c'est comme le port salut, c'est marqué sur le dessus du bouchon).
Ce critère de sélection est pertinent, mais n'empêche pas d'être déçu par la qualité d'un vin, limite grandement le choix et peut vous amener à passer à côté d'un vin de négociant qui mérite le détour.
Le vin c'est un peu comme les magnétoscopes : "mieux vaut un bon 2 têtes qu'un mauvais 4 têtes" (copyright : vendeur du rayon hifi dans les 90's).
Donc, un bon négociant (et il y en a) peut présenter sur la même appellation un vin plus intéressant qu'un vigneron récoltant.
Pour la petite histoire, sachez que la mise en bouteille des vins à la propriété est un phénomène relativement récent qui s'est développé dans les années 60 et qu'avant l'ensemble de la production passait par l'intermédiaire du négociant.
Le sujet récoltant ou négociant c'est un peu un débat sans fin, personnellement je préfère déboucher une bouteille de récoltant mais si je ne faisais pas une entorse à cette ligne de conduite (stupide ?) que je me suis fixée je serais passé à côté de ce vin qui m'a charmé.
En fait j'ai failli passer à côté pour 2 raisons : le côté négociant et le fait d'en avoir bu un verre alors que j'étais sous le coup d'un état grippal avancé m'empêchant de faire la différence entre un verre de vin et un verre de tang.
Hecht & Bannier Languedoc 2008 :
Hecht & Bannier est une maison de négoce fondée en 2002 spécialisée dans les vins du Languedoc Roussillon.
Les vins sont proposés sous les appellations Languedoc, Minervois, Saint Chinian, Faugères et Côtes du Roussillon villages (un peu surpris de ne pas voir de Corbières dans la gamme proposée mais bon).
La bouteille qui nous intéresse est le Languedoc 2008, un vin issu de raisins certifiées d'agriculture biologique (alors c'est un vin bio ? voir post précédent).
Composé de Syrah, Grenache et Carignan ce vin se montre dense, sombre. Le nez, d'abord fruité, dévoile peu à peu des notes de cacao et de pruneau. En bouche, c'est rond, équilibré et d'une bonne longueur. Parfait pour découvrir l'appellation Languedoc en préservant ses menus deniers.
Un conseil : Buvez-le dès maintenant.
Prix : 6, 90 €
Où : Monoprix
Choisir uniquement un vin de récoltant (c'est comme le port salut, c'est marqué sur le dessus du bouchon).
Ce critère de sélection est pertinent, mais n'empêche pas d'être déçu par la qualité d'un vin, limite grandement le choix et peut vous amener à passer à côté d'un vin de négociant qui mérite le détour.
Le vin c'est un peu comme les magnétoscopes : "mieux vaut un bon 2 têtes qu'un mauvais 4 têtes" (copyright : vendeur du rayon hifi dans les 90's).
Donc, un bon négociant (et il y en a) peut présenter sur la même appellation un vin plus intéressant qu'un vigneron récoltant.
Pour la petite histoire, sachez que la mise en bouteille des vins à la propriété est un phénomène relativement récent qui s'est développé dans les années 60 et qu'avant l'ensemble de la production passait par l'intermédiaire du négociant.
Le sujet récoltant ou négociant c'est un peu un débat sans fin, personnellement je préfère déboucher une bouteille de récoltant mais si je ne faisais pas une entorse à cette ligne de conduite (stupide ?) que je me suis fixée je serais passé à côté de ce vin qui m'a charmé.
En fait j'ai failli passer à côté pour 2 raisons : le côté négociant et le fait d'en avoir bu un verre alors que j'étais sous le coup d'un état grippal avancé m'empêchant de faire la différence entre un verre de vin et un verre de tang.
Hecht & Bannier Languedoc 2008 :
Hecht & Bannier est une maison de négoce fondée en 2002 spécialisée dans les vins du Languedoc Roussillon.
Les vins sont proposés sous les appellations Languedoc, Minervois, Saint Chinian, Faugères et Côtes du Roussillon villages (un peu surpris de ne pas voir de Corbières dans la gamme proposée mais bon).
La bouteille qui nous intéresse est le Languedoc 2008, un vin issu de raisins certifiées d'agriculture biologique (alors c'est un vin bio ? voir post précédent).
Composé de Syrah, Grenache et Carignan ce vin se montre dense, sombre. Le nez, d'abord fruité, dévoile peu à peu des notes de cacao et de pruneau. En bouche, c'est rond, équilibré et d'une bonne longueur. Parfait pour découvrir l'appellation Languedoc en préservant ses menus deniers.
Un conseil : Buvez-le dès maintenant.
Prix : 6, 90 €
Où : Monoprix
Biodynamie powaaa ! La clef des terroirs
Raisins bio, domaine en conversion biologique, certification Demeter, etc...
La liste des qualificatifs liés aux vins bio, natures et/ou issus d'une agriculture biodynamique est plus longue que mon bras et a tendance à me perdre en route. Depuis quelques temps j'entends parler de bio et de biodynamie à tout bout de champ avec des discours diamétralement opposés : les pas convaincus ("faut voir"), les convaincus et les super-extra-giga-convaincus et pas tolérants pour deux sous. Ces derniers ont, pour certains, tendance à m'hérisser le poil en tenant un discours manichéen sur le sujet : "Y'a le bon et le mauvais vigneron" (et au milieu coule une rivière). Pas sûr que ce soit si simple la vie...
Naturel, bio et biodynamie c'est quoi la différence ? (liste grossière et non-exhaustive)
La mention "naturel" sur un produit (vin compris) n'est la résultante d'aucune certification. Le mot naturel peut être appliqué sur n'importe quelle étiquette et n'engage que la vision du producteur. Toutefois, un vin qualifié de naturel sous entend (à moins de tomber sur un mythomane patenté) que le vigneron limite au strict minimum l'utilisation d'herbicides, de souffre et autre traitement phytosanitaire pouvant dénaturer le vin et introduit le moins d'ingrédient "étrangers" lors de la vinification. Pour les découvrir et vous faire une idée, rendez-vous au Vini Circus qui a lieu tout les ans fin avril en Ille et Vilaine (le site de vinicircus).
Le vin bio, quant à lui n'existe tout simplement pas (encore). Bon là c'est un peu plus compliqué pour s'y retrouver. En gros (vraiment gros) : Le label AB précise que les raisins sont issus d'une agriculture biologique, les vins respectant un cahier des charges précis sont certifiés par un organisme indépendant. En revanche, la mention AB (française ou européenne) ne garantit en rien une vinification "bio".
Et c'est là que ça commence à être capillotracté : Un (vrai) vin naturel est bio sans être (forcement) certifié et un vin "bio" n'est peut être pas si naturel que ça.
Si quelqu'un a une explication plus limpide que celle-là, je suis preneur et ne me vexerai aucunement.
On ajoute à cet imbroglio législatif le fait que la mention "vin biologique" est illégale mais tolérée jusqu'à l'application d'une certification "bio" qui englobera la viticulture et la vinification. Mise en oeuvre de cette nouvelle (et dernière ?) labellisation : Août 2012.
Et la biodynamie c'est quoi ? En entendant le terme "biodynamique" pour la première fois j'ai tout de suite pensé à un navet* (cinématographique) ou à un sentai à la bioman.
Pour avoir grandi dans les années 90, les termes "bio" et "dynamique" associés m'ont instinctivement évoqué un "action-movie" ayant pour tête d'affiche un Vandamme ou un Seagal.
Moitié bionique/moitié moine shaolin en colère : Voici "biodynamique", l'homme capable de battre un zèbre à la course et d'assommer un morse d'un bourre pif (et Dieu sait que les morses c'est pas des marrants).
Bon en fait la biodynamie c'est tout sauf ça. C'est une culture de la vigne et une vinification empreintes de spiritualité, de respect (sincère) de Dame Nature. La biodynamie c'est une communion avec la vigne qui se traduit notamment par l'utilisation de produits on ne peut plus naturels. La culture en biodynamie sous entend de respecter le cycle de vie de la vigne, de la planète, et de s'adapter au terroir (et non l'inverse) pour mieux le sublimer. On en pense quoi de la biodynamie ? Et ben le plus important pour moi c'est qu'on en pense ce qu'on veut et que vouloir convaincre à tout prix ne sert à rien.
Pour se faire une idée et parce que c'est vachement bien fait, jetez-vous sur "La clef des terroirs" de Guillaume BODIN. Un jeune vigneron, passionné de photo/vidéo et qui décide de concilier les deux dans un film documentaire. Vous y découvrirez la biodynamie vue par des vignerons convaincus et autant respectueux de la nature que des esprits sceptiques. Leurs discours prouvent une fois de plus qu'il y a une réelle fibre poétique chez les paysans (une définition de ce terme, qui est tout sauf péjoratif, m'a particulièrement plu dans ce film).
Ce film nous laisse la liberté de découvrir cette philosophie du vin sans chercher à nous orienter.
Je retiens personnellement qu'ésotérisme ou pas, la biodynamie a le mérite de rapprocher l'homme de la vigne.
Dans les compléments, on retrouve avec plaisir Richard LEROY (personnage central de l'excellente BD d'Etienne Davodeau), François CHIDAINE et d'autres vignerons qui partagent leurs points de vue et expériences. Seul Bémol (pour moi) : On assiste à un énième épisode de messieurs G. et R. se tirent dans les pattes. On en a déjà entendu parler dans des magazines spécialisés, un documentaire, un livre, un autre livre, etc...
J'aime à penser que le joli microcosme du vin a d'autres sujets plus intéressants à présenter.
Pour aller plus loin :
Au passage, en achetant le dvd de Guillaume Bodin, j'en ai profité pour me procurer "le vin, la vigne et la biodynamie". Ce livre format poche mais riche en enseignements de Nicolas Joly (domaine de la Coulée de Serrant), nous permet de mieux comprendre les dangers de l'agriculture moderne et les grands principes de la biodynamie. Après, à chacun de forger sa propre opinion.
*: Il est important de retenir que la biodynamie s'applique aussi à la culture du navet.
La liste des qualificatifs liés aux vins bio, natures et/ou issus d'une agriculture biodynamique est plus longue que mon bras et a tendance à me perdre en route. Depuis quelques temps j'entends parler de bio et de biodynamie à tout bout de champ avec des discours diamétralement opposés : les pas convaincus ("faut voir"), les convaincus et les super-extra-giga-convaincus et pas tolérants pour deux sous. Ces derniers ont, pour certains, tendance à m'hérisser le poil en tenant un discours manichéen sur le sujet : "Y'a le bon et le mauvais vigneron" (et au milieu coule une rivière). Pas sûr que ce soit si simple la vie...
Naturel, bio et biodynamie c'est quoi la différence ? (liste grossière et non-exhaustive)
La mention "naturel" sur un produit (vin compris) n'est la résultante d'aucune certification. Le mot naturel peut être appliqué sur n'importe quelle étiquette et n'engage que la vision du producteur. Toutefois, un vin qualifié de naturel sous entend (à moins de tomber sur un mythomane patenté) que le vigneron limite au strict minimum l'utilisation d'herbicides, de souffre et autre traitement phytosanitaire pouvant dénaturer le vin et introduit le moins d'ingrédient "étrangers" lors de la vinification. Pour les découvrir et vous faire une idée, rendez-vous au Vini Circus qui a lieu tout les ans fin avril en Ille et Vilaine (le site de vinicircus).
Le vin bio, quant à lui n'existe tout simplement pas (encore). Bon là c'est un peu plus compliqué pour s'y retrouver. En gros (vraiment gros) : Le label AB précise que les raisins sont issus d'une agriculture biologique, les vins respectant un cahier des charges précis sont certifiés par un organisme indépendant. En revanche, la mention AB (française ou européenne) ne garantit en rien une vinification "bio".
Et c'est là que ça commence à être capillotracté : Un (vrai) vin naturel est bio sans être (forcement) certifié et un vin "bio" n'est peut être pas si naturel que ça.
Si quelqu'un a une explication plus limpide que celle-là, je suis preneur et ne me vexerai aucunement.
On ajoute à cet imbroglio législatif le fait que la mention "vin biologique" est illégale mais tolérée jusqu'à l'application d'une certification "bio" qui englobera la viticulture et la vinification. Mise en oeuvre de cette nouvelle (et dernière ?) labellisation : Août 2012.
Et la biodynamie c'est quoi ? En entendant le terme "biodynamique" pour la première fois j'ai tout de suite pensé à un navet* (cinématographique) ou à un sentai à la bioman.
Pour avoir grandi dans les années 90, les termes "bio" et "dynamique" associés m'ont instinctivement évoqué un "action-movie" ayant pour tête d'affiche un Vandamme ou un Seagal.
Moitié bionique/moitié moine shaolin en colère : Voici "biodynamique", l'homme capable de battre un zèbre à la course et d'assommer un morse d'un bourre pif (et Dieu sait que les morses c'est pas des marrants).
Bon en fait la biodynamie c'est tout sauf ça. C'est une culture de la vigne et une vinification empreintes de spiritualité, de respect (sincère) de Dame Nature. La biodynamie c'est une communion avec la vigne qui se traduit notamment par l'utilisation de produits on ne peut plus naturels. La culture en biodynamie sous entend de respecter le cycle de vie de la vigne, de la planète, et de s'adapter au terroir (et non l'inverse) pour mieux le sublimer. On en pense quoi de la biodynamie ? Et ben le plus important pour moi c'est qu'on en pense ce qu'on veut et que vouloir convaincre à tout prix ne sert à rien.
Pour se faire une idée et parce que c'est vachement bien fait, jetez-vous sur "La clef des terroirs" de Guillaume BODIN. Un jeune vigneron, passionné de photo/vidéo et qui décide de concilier les deux dans un film documentaire. Vous y découvrirez la biodynamie vue par des vignerons convaincus et autant respectueux de la nature que des esprits sceptiques. Leurs discours prouvent une fois de plus qu'il y a une réelle fibre poétique chez les paysans (une définition de ce terme, qui est tout sauf péjoratif, m'a particulièrement plu dans ce film).
Ce film nous laisse la liberté de découvrir cette philosophie du vin sans chercher à nous orienter.
Je retiens personnellement qu'ésotérisme ou pas, la biodynamie a le mérite de rapprocher l'homme de la vigne.
Dans les compléments, on retrouve avec plaisir Richard LEROY (personnage central de l'excellente BD d'Etienne Davodeau), François CHIDAINE et d'autres vignerons qui partagent leurs points de vue et expériences. Seul Bémol (pour moi) : On assiste à un énième épisode de messieurs G. et R. se tirent dans les pattes. On en a déjà entendu parler dans des magazines spécialisés, un documentaire, un livre, un autre livre, etc...
J'aime à penser que le joli microcosme du vin a d'autres sujets plus intéressants à présenter.
Pour aller plus loin :
Au passage, en achetant le dvd de Guillaume Bodin, j'en ai profité pour me procurer "le vin, la vigne et la biodynamie". Ce livre format poche mais riche en enseignements de Nicolas Joly (domaine de la Coulée de Serrant), nous permet de mieux comprendre les dangers de l'agriculture moderne et les grands principes de la biodynamie. Après, à chacun de forger sa propre opinion.
*: Il est important de retenir que la biodynamie s'applique aussi à la culture du navet.
lundi 30 avril 2012
Domaine de la Charmoise : C'est très jus de raisin...
"Aller au bureau très tôt, décider qu'il fait beau : C'est très jus de raisin !".
Si vous avez moins de 30 ans, ce slogan entêtant ne vous rappellera sans doute pas grand chose mais je peux vous assurer que bon nombre de personnes l'ont eu en tête pendant un bon moment.
Ce qui est très jus de raisin c'est aussi le gamay de Touraine du domaine de la Charmoise 2011 : C'est frais, c'est fruité et c'est très bon.
Le gamay se livre dans son plus simple appareil et c'est tant mieux. Un vin de plaisir pour accompagner comme ce soir un plat vite fait bien fait (ou pas) : le croque monsieur (ou madame vu que j'ai mis un oeuf, et pis aussi de la sauce hamburger : Bon en fait, c'était un ersatz de croque monsieur).
Issu d'une vendange 100% manuelle, ce vin, fort de sa jeunesse, s'ouvre sans complexe sur un nez fruité et gourmand.
En bouche ça rafraichit, ça vivifie et ça plait. Servi frais c'est un vrai bonheur. De là à dire que c'est un vin qui va vous faire aller tôt au boulot, il y a un pas que je ne saurais franchir...
Où : Monoprix
Prix : 6, 25 €
P.S : Je suis preneur pour tout cours de cuisine me permettant de faire un croque monsieur digne de ce nom.
Si vous avez moins de 30 ans, ce slogan entêtant ne vous rappellera sans doute pas grand chose mais je peux vous assurer que bon nombre de personnes l'ont eu en tête pendant un bon moment.
Ce qui est très jus de raisin c'est aussi le gamay de Touraine du domaine de la Charmoise 2011 : C'est frais, c'est fruité et c'est très bon.
Le gamay se livre dans son plus simple appareil et c'est tant mieux. Un vin de plaisir pour accompagner comme ce soir un plat vite fait bien fait (ou pas) : le croque monsieur (ou madame vu que j'ai mis un oeuf, et pis aussi de la sauce hamburger : Bon en fait, c'était un ersatz de croque monsieur).
Issu d'une vendange 100% manuelle, ce vin, fort de sa jeunesse, s'ouvre sans complexe sur un nez fruité et gourmand.
En bouche ça rafraichit, ça vivifie et ça plait. Servi frais c'est un vrai bonheur. De là à dire que c'est un vin qui va vous faire aller tôt au boulot, il y a un pas que je ne saurais franchir...
Prix : 6, 25 €
P.S : Je suis preneur pour tout cours de cuisine me permettant de faire un croque monsieur digne de ce nom.
dimanche 29 avril 2012
Cahors : Comme quoi, faut être têtu dans la vie...
Haaaa, le Lot : Des gens accueillants comme c'est pas permis, des marchés sympathiques où vous découvrirez des spécialités à faire voler en éclat les certitudes des aficionados du régime WW (qui peut dire non à un cou de canard farci au foie gras, j'avoue qu'au départ le nom du plat peut fait peur...).
A cette carte postale, ajoutez le soleil et un vignoble qui mérite le détour : vous êtes à Cahors.
Le vignoble de Cahors s'étend sur 4000 hectares et c'est pas peu dire qu'il revient de loin, petit retour sur les péripéties d'un vin dont l'histoire a un petit côté François Pignon dans "La Chèvre".
Les vins de Cahors se tiraient la bourre avec leurs voisins bordelais pour trôner sur les tables des acheteurs anglais.
En 1241 les girondins obtiennent la mise en place du "privilège bordelais" qui leur permet de vendre en priorité leur vin aux Anglo-Saxons (ce post commence à ressembler à un cours d'histoire...).
Ce privilège ne sera levé qu'en 1773 par Louis XVI, autant dire qu'en 500 ans de protectionnisme déguisé (on passe au cours d'économie) les ventesse sont sérieusement cassé la gueule avaient fortement chuté et la réputation même du vin était au plus bas.
Le vin de Cahors renaît alors de ses cendres mais est frappé, comme l'ensemble du pays, par l'arrivée du Phylloxéra en 1875 qui détruit l'ensemble du vignoble.
Malgré ce coup dur (again), des vignerons décident de redonner vie au vignoble après la seconde guerre mondiale et réussissent leur pari.
Durant l'hiver 56, toujours dans la série Pierre Richard, le vignoble fut une fois de plus détruit...
Tout ça pour vous dire que quand vous avez un verre de Cahors devant vous, la moindre des choses est de le respecter. Pourquoi je dis cela ? Parce que le vin de Cahors traine à tort une image de vin lourd, pas raffiné pour un sou et qui vous anesthésie le palais pour un bon moment (si vous êtes pas déjà tombés dans les pommes).
Bien heureusement, nous sommes à présent très nombreux à savoir que cela est faux, archi-faux : Le Cahors, quand il est bien fait bien sûr, est un vin qui se révèle être puissant, droit dans ses bottes, tout en se montrant docile et fruité. Comme m'avait dit une vigneronne de Luzech* : "Ici on fait du vin d'homme, mais d'homme galant et bien élevé". Tout est dit.
Preuve en est : Château Eugénie Cuvée Pierre Le Grand 2006 (8O% malbec, 20% merlot)
Un Cahors qui illustre l'élégance du Sud-Ouest : Un nez de mûres qui évolue peu à peu vers un arôme plus évolué de sous bois. Une bouche vraiment élégante, le merlot apporte ici une rondeur qui équilibre l'ensemble et qui permet à ce vin de caresser le palais. Des tannins tout en finesse. Bref, on est vraiment loin du gros rouge qui tache.
Prix : 8, 40 € au domaine
Où : Sur le site du domaine, on peut le trouver dans divers points de vente notamment chez V&B
*qui se prononce Luzèche et non pas Luzec comme je l'avais fait pour demander mon chemin, sombre idiot de breton que je suis à mettre des ec à la fin de chaque mot...
A cette carte postale, ajoutez le soleil et un vignoble qui mérite le détour : vous êtes à Cahors.
Le vignoble de Cahors s'étend sur 4000 hectares et c'est pas peu dire qu'il revient de loin, petit retour sur les péripéties d'un vin dont l'histoire a un petit côté François Pignon dans "La Chèvre".
Les vins de Cahors se tiraient la bourre avec leurs voisins bordelais pour trôner sur les tables des acheteurs anglais.
En 1241 les girondins obtiennent la mise en place du "privilège bordelais" qui leur permet de vendre en priorité leur vin aux Anglo-Saxons (ce post commence à ressembler à un cours d'histoire...).
Ce privilège ne sera levé qu'en 1773 par Louis XVI, autant dire qu'en 500 ans de protectionnisme déguisé (on passe au cours d'économie) les ventes
Le vin de Cahors renaît alors de ses cendres mais est frappé, comme l'ensemble du pays, par l'arrivée du Phylloxéra en 1875 qui détruit l'ensemble du vignoble.
Malgré ce coup dur (again), des vignerons décident de redonner vie au vignoble après la seconde guerre mondiale et réussissent leur pari.
Durant l'hiver 56, toujours dans la série Pierre Richard, le vignoble fut une fois de plus détruit...
Tout ça pour vous dire que quand vous avez un verre de Cahors devant vous, la moindre des choses est de le respecter. Pourquoi je dis cela ? Parce que le vin de Cahors traine à tort une image de vin lourd, pas raffiné pour un sou et qui vous anesthésie le palais pour un bon moment (si vous êtes pas déjà tombés dans les pommes).
Bien heureusement, nous sommes à présent très nombreux à savoir que cela est faux, archi-faux : Le Cahors, quand il est bien fait bien sûr, est un vin qui se révèle être puissant, droit dans ses bottes, tout en se montrant docile et fruité. Comme m'avait dit une vigneronne de Luzech* : "Ici on fait du vin d'homme, mais d'homme galant et bien élevé". Tout est dit.
Preuve en est : Château Eugénie Cuvée Pierre Le Grand 2006 (8O% malbec, 20% merlot)
Un Cahors qui illustre l'élégance du Sud-Ouest : Un nez de mûres qui évolue peu à peu vers un arôme plus évolué de sous bois. Une bouche vraiment élégante, le merlot apporte ici une rondeur qui équilibre l'ensemble et qui permet à ce vin de caresser le palais. Des tannins tout en finesse. Bref, on est vraiment loin du gros rouge qui tache.
Prix : 8, 40 € au domaine
Où : Sur le site du domaine, on peut le trouver dans divers points de vente notamment chez V&B
*qui se prononce Luzèche et non pas Luzec comme je l'avais fait pour demander mon chemin, sombre idiot de breton que je suis à mettre des ec à la fin de chaque mot...
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